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Un pavé dans la marre

  • alexandrapeala
  • 18 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Anguleux, tellement formé façonné par la main de l'homme, matière ...

Il est issu de l'Esprit de l'homme qui l'a créé, c'est un concept jeté qui dérange et créé le trouble. Il est l'idée lancée, la révélation qui fait scandale et surtout qui bouscule la quiétude des habitudes limpides.

 Quand l'eau se charge de manière soudaine de matière solide et que la boue apparaît sous les apparences d'une surface silencieuse, retenue.

Nous y sommes, le pavé est lancé dans la mare !

Cette métaphore invite à observer ce qui fait ''pavé'' en nous, ce qui est ''mare'', ce qui nous bouscule...

On ne peut nier ni le pavé ni le déni qui nous explose au visage comme l'onde de choc qui se répand lorsque celui ci atterrit au milieu du calme apparent !

 Le retour en miroir se fait incisif, percutant...

Nul n'apprécie d'être vu comme un pavé perturbateur, ni ne s'en targue, ni n'apprécie de le recevoir et pourtant, c'est lui qui dévoile et renforce ce qui est vérité et cherche à se montrer. Comment cacher le pavé qui trône fièrement au centre de l'évidence ?

Où se terrer quand ce qui est montré devient une ostentatoire masse face à nous, jaillissant de nos entrailles, du transgénérationnel, de tous les espaces oubliettes enfouis dans les mémoires de notre humanité.

Sous les pavés y a-t-il une plage?

Peut-on fièrement monter dessus et s'élever afin de ne plus patauger ?

Servent-ils de promontoires à nos idées?

Qui lance les pavés ?

De quelle rue ont-ils été arrachés ?

Quelles mains pour les lancer ?

Et pourquoi ont-ils atterris dans notre mare...?

Qu'elle est la sagesse cachée ? (Saturne)

De nos manifestations, nos révolutions intimes s'envolent des vérités, des évidences qu'il nous faut bien voir au-delà des illusions. Les apparences sont plus que trompeuses car elles ne sont que la surface d'une réalité façonnée afin de se créer une logique viable, sécure, rassurante, une zone de confort faite de croyances souvent héritées et erronées.

Les contradictions, ce qui n'est pas congruent, les distorsions que nous vivons dressent de solides remparts en nous afin de nous protéger.

 C'est souvent de la rue de la peur que tous les pavés semblent s'échapper.

Les gardiens de moralité, pères intérieurs et notre ego montent des façades protectrices afin de nous rassurer et nous protéger et derrière tout ceci se ''terre'' une puissante peur de mourir et de disparaitre ; avec comme ciment, les illusions tenaces, les fantasmes de ce que nous voudrions, plutôt que d'accepter le principe de réalité à ce qui EST.

L'impermanence, les cycles, le néant, la mort...

Et...ceci, afin que notre système tienne debout /de boue.

Sans eux, nous nous effondrerions tels des châteaux de cartes tellement nous sommes soumis à des vents contraires et violents.

Les forces absurdes qui nous soufflent le chaud et le froid, nous font vivre des douches écossaises et des tumultes intérieures terriblement déstabilisants.

Nous nous accrochons autour du mat de notre rafiot, tels des marins ébranlés, ballotté sur les mers insécures, soufflés par les vents du destin.

En se reconstituant un semblant de vérité subjective, on croit avoir quelque chose qui nous appartient et que l'on peut garder précieusement et maîtriser, alors, on contrôle sa vie.

On se rassure.

Nous cherchons à nous protéger des tempêtes imprévisibles et dévastatrices de la vie, et c'est ainsi que notre instinct de survie se met en œuvre.

Lorsque nous sommes en mode primaire, nous ne voyons pas l'ensemble de la scène, nous faisons focus sur notre personnage et nos petites vies transies de peurs, derrière les remparts de nos croyances.

Je suis le pavé dans votre mare, je perturbe vos habitudes et je dévoile la véritable identité, l'authenticité en bousculant la forme artificiellement bâtie.

Vous êtes ce pavé qui dérange mes croyances car vous m'alertez, me lancez votre point de vue au visage et cela est violent pour moi car je dormais paisiblement et vous me réveillez...!

Nous sommes tous un pavé puissant qui peut participer soit à la destruction soit à la construction d'un nouvel édifice.

Nous sommes aussi ce pavé oublié, abandonné au centre d'une flaque esseulée au milieu de la forêt, qui s'endort tranquillement autour de la vérité.

Un retour au calme apparent après le choc qui laisse place à une eau qui dort.

L'onde s'apaise, pour combien de temps ?

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La Sensorialité des é-toiles

  

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