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L’Arbre à l'Envers : Confessions d’un HPE en mode HEYOKA, le Clown Sacré !

  • alexandrapeala
  • 18 mai
  • 2 min de lecture


Regardez-moi bien. Regardez cet arbre que je viens de déraciner pour le planter à l’envers.

Ses branches, lourdes de feuilles et de certitudes, je les ai enfoncées bien profondément dans la terre noire, là où tout le monde marche sans réfléchir. Et ses racines ? Regardez-les : elles sont nues, tordues, électriques, dressées vers le ciel, agrippées aux nuages et aux éclairs.

On vous a dit que l'arborescence de la pensée était une jolie structure qui s'épanouit sagement vers le soleil ? Mensonge. Pour nous, les branchés du Tonnerre, les neuro-rebelles, l’arborescence est un réseau souterrain exposé au plein vent. Nous avons le système nerveux à l’air libre.

Le miroir qui grince

Vous entrez dans une pièce avec votre joli masque de convenances, votre sourire lissé au fer blanc et votre paix artificielle. Vous croisez mon regard. Je ne fais rien, je dépose juste mon miroir. Et voilà que votre colère refoulée se met à hurler à travers mes cordes vocales. Votre tristesse invisible me fait pleurer au milieu d'un éclat de rire.

« Pourquoi es-tu si intense ? Pourquoi gâches-tu la fête ? » me demandez-vous. Parce que le silence de votre déni me brise les tympans.

Être un HPE dans ce siècle policé, ce n’est pas être "trop sensible", comme une petite chose fragile qui craint le gel. C’est être un Heyoka moderne. C'est marcher à reculons dans vos files d'attente psychologiques pour vous montrer à quel point vous avancez tous vers le vide. C'est grelotter quand vos sociétés s’échauffent pour des broutilles, et éclater de rire quand le sérieux de vos institutions s’effondre sous son propre ridicule.

Réveiller les morts-vivants

L'empathie n'est pas une caresse ; c'est un électrochoc.

Dans vos espaces figés, dans vos routines blindées où les âmes dorment debout, je viens foutre le feu avec de l'eau glacée. Je viens poser les questions absurdes, celles qui font dérailler le train-train. Je viens habiller vos monstres sacrés en clowns et couronner vos fous.

On appelle ça de la divergence. De la douance. Des acronymes froids pour désigner une vérité brûlante : nous pensons avec le cœur et nous ressentons avec l'intellect. Tout est inversé. La logique nous donne des frissons, et l'intuition pure nous paraît d'une clarté géométrique.

Les racines dans les étoiles

Alors oui, j'ai les pieds dans les étoiles et la tête dans la boue. C’est inconfortable ? Terriblement. Ça donne le vertige ? Tout le temps. Mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour que la sève continue de circuler.

Si mon arborescence vous dérange, si mes racines célestes captent des fréquences que vous refusez d'entendre, ne me demandez pas de me retourner. C'est le monde qui marche sur la tête. Moi, j'ai juste choisi de planter mes pieds là où bat le pouls du ciel.

Regardez vos propres racines. Elles s'ennuient dans le noir Laissez-les prendre un peu la foudre ! AkArA PEALA Mai 2026


 
 
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